Qu'est-ce qu'un miracle ? Pour ceux qui s'intéressent à l' Evangile, je vais me permettre d'ajouter quelques mots. Ce dimanche, on lit à l'église l'évangile de la "purification du lépreux" par Jésus. On voit bien, dans ce récit, que, le "miracle" (cela signifie: quielque chose de merveilleux), ce n'est pas de supprimer, comme par magie, ce qui fait souffrir. C'est, d'abord, de ne pas s'éloigner de ceux qui vont mal, de ne pas avoir peur d'eux, de ne pas les fuir, les enfermer dans l'isolement et la malédiction - comme c'était le cas pour les lépreux, qui étaient exclus et considérés, non comme malades, mais comme "impurs", en raison de leur faute ou de celle de leurs parents.... Le "miracle", c'est de "rebrancher" quelqu'un sur l'échange entre humains. L'amitié et la fraternité permettent de rester humains ensemble, même dans la souffrance; elle permet de goûter encore à cette tendresse partagée qui est le goùt même de la vie - j'ose croire: le goùt même de "Dieu". C'est dans ce sens là que les "miracles"sont des "signes" de ce que "veut" (= désire) le Dieu de Jésus, des signes du "royaume de Dieu" qui se réalise ici et maintenant .

Le verbe grec ("therapeuein") qu'on trouve souvent dans les évangiles et qu'on traduit (mal) par "guérir" (Jésus "guérissait" les malades), signifie en réalité: a) prêter attention à ; b) traiter avec respect ; c)prendre soin de; d) soigner; e) guérir. Nous sommes tous capables des quatre premiers "miracles"... Et, jusqu'ici, Pierre-Jean et nous en bénéficions. Pourvu que cela dure !

Guillaume