Pâques...
Par guillaume, dimanche 16 avril 2006 à 01:03 :: 4) Témoignages et textes :: #130 :: rss
Quatre jours: quatre !
Cette nuit, c'est LA nuit: c'est Pâques.
PAS la victoire de "la vie" sur "la mort": mais: ... peut-être - ? : de l'amour/amitié sur la haine; la honte; et le désespoir.
Une promesse ? Une rêverie ? Un défi ?
Mais en tous cas: pas de Pâques sans une vie entière,
et sans une mort.
Pas de dimanche sans jeudi, vendredi, samedi.
Jeudi. Quand l'horreur s'avance, tenter d'envelopper d'avance la haine dans l'amitié malgré tout. "ce qu'on veut m'arracher, je l'ai déjà donné. Ce qui sépare - la mort où vous me jetterez, tous - que même cela nous unisse encore..."
Vendredi. Le mal, grimaçant, sous toutes ses formes. La dispute imbécile. L'abandon. La haine. Le sadisme. Le meurtre. L'abandon, encore. La douleur, insensée. L'abandon, encore et encore. Et alors le désespoir qui sait qu'il n'y a plus rien à attendre de personne.
"Le mal dont nul ne sait, ô sombre fils aîné, de quelle ombre derrière l'ombre il est né..." (Marie Noël)
Samedi. Le jour sans fin. Interminable . Comme une vie sans espoir, sans aucun. La glace à perte de vue. Le silence assourdissant de la chair massacrée. De la vie jetée aux ordures. Le désert où personne ne parle à personne, où plus rien ne poussera jamais. Tous les parents du monde devant le corps de leur enfant mort de faim. Ou tué par une bombe. Pire: devant l' âme dont on a arraché le rire et le sourire.
Dimanche... Que sait-on du dimanche? QUI peut en dire quelque chose - en vérité ? Blablateurs, s'abstenir ... Les abandonneurs, il leur est arrivé quelque chose, qui leur a fait passer outre leur honte. Quoi ?
"Témoins de la "résurrection": de quoi parlent-ils ? On dirait qu'ils repassent le film à l'envers. Du trou à ordure vers la table amicale, et vers les routes poudreuses... Mais on ne revient jamais en arrière. Et les "happy end", vous vous les gardez pour vous, s'il vous plaît !
Alors, de quoi parlent-ils, ceux-là qui ont l'air de mordre désormais, enfin, dans la vie à pleines dents , avec une tendresse qu'aucune blessure n'effraie plus ? Qu'est-ce qu'ils ont bu , au matin du dimanche ? Que signifie: la même main trouée par les clous - et cela ne cicatrisera jamais - leur a serré l'épaule, leur a tendu le pain, versé le vin ?
Commentaires
1. Le dimanche 16 avril 2006 à 19:47, par Francoise L
2. Le dimanche 16 avril 2006 à 19:53, par Sophie
3. Le dimanche 16 avril 2006 à 23:44, par Axelle
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