PJ, donc, ne peut pour l'instant à peu près rien faire...sauf, évidemment, de l'esprit ! Ceux qui le connaissent ne seront pas étonnés (et surtout pas le capitaine Recour, de glorieuse mémoire à l'Ecole militaire...)
Donc... il a innocemment informé les infirmières de ce que, comme il est désormais handicapé, ses parents ne pouvaient plus rien lui refuser. Et qu'il avait donc reçu ce dont il rêvait depuis toujours: des lunettes qui permettent de voir à travers les vêtements !
Il se faisait donc régulièrement mettre sur le nez ces lunettes d'allure un peu bizarre - et, quand une (jeune et jolie, évidemment) infirmière entrait dans sa chambre, PJ écarquillait les yeux ave un air de lubricité salace absolument répugnant.
La conscience profesionnelle des infirmières a été admirable: malgré leur dégoût face à cette lubricité, elles ont continué à le soigner, en s'arrangeant pour entrer en portant devant elles des couvertures ou autre chose, etc... Mais enfin, à la longue, elles se sont plaintes à leur chef de service - qui était évidemment complice, de même que les infirmiers et Guillaume (qui avait prêté ses lunettes de protection pour bricolage, et annoncé à PJ devant les jolies infirmières en question leur arrivée "malgré leur prix pharamineux"): en réalité, tout l'étage a été mort de rire pendant 10 jours...
Quand il a bien fallu mettre fin à la plaisanterie, on est tombés sur deux problèmes imprévus. D'abord, une des infirmières n' a pas voulu croire que les lunettes magiques n'étaient pas magiques...et elle n'en est toujours pas tout à fait convaincue.
D'autre part - ce qui prouve que la naïveté n'est pas toujours du côté qu'on croit - les copains de l'Ecole militaire ont dit à PJ, quand il leur a raconté la blague, que ce genre de lunettes...existe réellement - mais est strictement réservé à l'usage militaire, en zone de possibles attentats ! Comme quoi la réalité rejoint la fiction...
Pour compléter: Pierre Hanosset, le curé calotté, a fait un tabac en vente des bics de la fondation: il les a présentés en chaire "de vérité" (vérité, tu parles! attendez la suite...) en expliquant qu'il s'agit de bics auto-correcteurs, qui s'allument lorsqu'on fait une faute d'orthographe ou une erreur de calcul...Du coup, tous les grands-parents en ont acheté pour améliorer les bulletins de leurs petits cancres !
Et Guillaume a présenté les bics de cette façon (en expliquant qu'ils intégraient, sous forme miniaturisée, un logiciel de correction orthographique comme sur tous les ordinateurs, et un dispositif de reconnaissance de l'écriture, comme sur certains ordis à écran tactile). Ben , il y a certains élèves ingénieurs, et un certain assistant social, qui étaient ébahis du prix modique de cette technologie !...