Bonjour à tous... Avec un peu de retard (fallait écluser la fatigue !), voici quelques nouvelles du festival rock de samedi: une super soirée !

Antoine (Collin) , qui a tout organisé de A à Z, et qui s'était démené tant et plus dans la dernière ligne droite, était très anxieux: il tenait à ce que tout soit nickel... et, le jour dit, tout ETAIT nickel: la sono et l'éclairage avec l'ingénieur du son (qui s'arrachait les cheveux à cause de l'acoustique médiocre de la salle, seul point noir de la soirée); la pub et les assurances; la sécurité, les tickets, le bar, et leurs équipes respectives; enfin, l'accueil des groupes...
A 16h, PJ était là , et on découvrait _TOUTE la tribu Collin à la manoeuvre sur le pont, trois générations, depuis Rolande (qui avait préparé un waterzooï géant pour le souper), Vincent venu de Liège, Benoît et Roland prêtant la main à tout, Odile à la photo, Louis, Martine, PP, Emma disponibles en permanence ...

... mais à 16h, fort peu de monde: dommage, parce que le premier groupe, les Red flowers, assurait l'ouverture en beauté dans un style où l'ignare qui signe ces lignes a cru ( ??? )apprécier une inspiration Beatles... Après eux, vers 17h, EL DINAH nous a vraiment séduits par le métissage du rock et de tonalités andalouses/maghrébines. A ce moment, pause... le public s'agrandit un peu... des amis de Lillois nous font la surprise d'être là - et parfois de découvrir qu'il ne s'agissait pas d'un concert de musique classique (!!!) ... Et les "sir Wilson project" prennent le relais: à la batterie, Antoine himself; à la guitare et au micro, Roland (son père), à la guitare classique Benoît (son oncle); plus trois bons copains en renfort (j'ai beaucoup apprécié le djembé)- et en avant le style beach boys. Eh ben, ça avait de la tenue et de l'entrain - au point que Dominique et Guillaume n'ont pu résister, et entamé un rock sous les regards mi-admiratifs mi-honteux (la gêêêêêêne !) de leurs enfants...

Re-pause: il est presque 19 h, et on commence vraiment à s'inquiéter, mais de partout on nous rassure: commencer à 16h, c'était trop tôt, les jeunes ne viennent qu'à partir de 20/21 h. En bas, PJ, souvent debout, et même sans appui, retrouve des copains de Lillois perdus de vue depuis la fin des primaires et des louveteaux . A l'étage, à la salle VIP (!) les Kitchen'girls (la maman d'Antoine et son amie Anne-Christine) soignent aux petits oignons les membres des groupes, étonnés et ravis de l'accueil: soupe au potiron, pain français et fromage, et un formidable chili con carne... Là l'ambiance est au rendez-vous: entre musiciens, on se retrouve, on se raconte, on compare, on donne des échantillons - à la voix, à la guitare... Nadine est aux anges, Antoine aussi: les groupes, qui sont tous venus gratuitement, méritent bien ça, et apprécient !

20h: la salle est presque remplie pour le groupe "How to have sex with an ape"- (no comment !), dont le rock metal déchire: Antoine se déchaîne à nouveau aux drums, et le chanteur (non, ce n'était pas un ours dressé, on vous le jure !) ranime par moment des traditions musicales remontant au moins à Cro-Magnon...! Cette fois-ci, tout le monde est sûr que ce n'est pas un concert pour flûte et harpe... Confirmation avec les SAN REMO: énergie et muscialité !

Vers 22h, ça y est, le monde est là ; Antoine, qui a l'oeil à tout, commence à respirer: on couvrira aux moins les frais ! Même si la salle ne paraît jamais bourrée (je veux dire: emplie de trop de monde...), c'est parce qu'en permanence un tiers de l'assistance cause et fume dehors, où Guillaume et Roland assurent le service de ramassage des gobelets et cannettes. L'ambiance est vraiment très chouette, très amicale, très détendue.


Mais presque tout le monde rentre à l'intérieur quand OPAK monte en scène: eh bien, ce célèbre "collectif" de rap est un vrai groupe, rôdé, soudé, ou chacun soutient les solos des autres, où les voix et les gestes se défient, fusionnent, se séparent, avec une maîtrise très "pro". La salle chauffe, l'enthousiasme monte, et le groupe donne tout ce qu'il peut, en terminant par un vibrant appel à la solidarité, dédié à PJ, qui nous touche très profondément et déclenche un tonnerre d'applaudissements.

Encore une pause, qui permet les conversations, le changement de matériel - très impressionnant, à chaque fois, ces montagnes de matériel, ces kilomètres de cables, ces fiches innombrables, ces minutieux réglages du son (mais nom d'un chien, pourquoi toujours 30 décibels de trop, qui empêchent de vraiment goûter musique ou paroles ? Il paraît que l'acoustique de la salle est largement fautive...). Et enfin le dernier groupe-vedette, ATTICA, monte en scène. Là , on devine de suite qu'on joue en première division: la maîtrise de chaque musicien - les drums, la contrebasse, les guitares, la formidable voix du chanteur - est impressionnante; et aussi, on devine de suite un très solide fonds de culture musicale - jazz en particulier - qui imprègne des morceaux de très grande qualité ...

L'ambiance est au zénith. Il est passé une heure du mat': PJ, debout sur le trottoir, cause longuement avec des ami(e)s retrouvé(e)s. Au passage, il remercie les membres des groupes qui empilent leur matériel dans les voitures et camionnettes, et qui découvrent celui pour qui ils ont donné - ils le disent avec une sincérité impressionnante - le meilleur de ce qu'ils pouvaient... Merci à vous, les gars !

PJ (et nous) sommes rentrés vers 1h30; mais les DJ ont pris le relais des groupes, la soirée a duré jusqu'aux petites heures...

Le dimanche matin, Guillaume retourne à la salle vers 11h pour aider à nettoyer et ranger. De l'extérieur, il entend une musique étrange: est-ce qu'un groupe jouerait encore ? Il ouvre la porte: c'est un groupe africain de cuivres qui répète, dans une salle impeccable, remplie de chaises soigneusement rangées... Antoine et les siens ont fait le ménage (salle, bar, sanitaires, salle VIP, trottoir...) de 4 à 7 heures !

Alors, vous devinez les innombrables mercis qu'on souhaite crier à tant de copains ! Le formidable Antoine; ses parents; Anne-Christine et Véro; toute la tribu Collin; les équipes de l'entrée et du bar - l'équipe du Délitraiteur, les Bricheux brothers, Guillaume André, Kevin du kotetscout, et les autres... L'échevin Olivier Parvais et Jean-Pierre Depas, de le Maison du peuple; l'ingénieur son, Christian; et maintenant surtout, surtout, ces merveilleux groupes qui se sont donnés à fond, gratuitement, pour un gars qu'ils ne connaissaient pas... Vive la fraternité !