Grande première hier soir: PJ a fait l'essai, pour la première fois, du retour dans une "vraie" piscine. (Il faut rappeler que, avant son accident, il consacrait tous ses samedis matins au plongeon acrobatique...). Ce n'était pas joué d'avance, parce que les tentatives de mouvements de nage, dans la piscinneke du CTR, étaient décevantes. Et PJ n'était pas trop optimiste.

Ici, c'était à la piscine du collège de Braine l'Alleud, où s'entraînent régulièrement les membres d'un club de plongée lié au CTR - avec en particulier JF (prononcer Jièff ), l'un des deux kinés "attitrés" de PJ (l'autre est Aude). Eh bien, ça s'est formidablement bien passé. JF a sauté à l'eau avec PJ; après un peu d'acclimatation, essai des palmes: et, de suite, PJ a trouvé le mouvement, et est parti à bonne allure... Quel bonheur de le voir retrouver sa mobilité, et progressivement son aisance: il se met sur le dos, revient sur le ventre, etc... ! Puis, essai avec masque et tuba: pas de problèmes (sauf pour chasser l'eau du tuba: pas encore assez de souffle pour cela). Et enfin, premier essai avec une bonbonne d'oxygène - là , il faut de la force pour inspirer et expirer...eh bien, là aussi, tentative réussie immédiatement ! Entre parenthèses, c'est la raison première de cette tentative: la respiration avec bonbonne est le plus efficace des exercices pour augmenter la capacité pulmonaire. Celle de PJ était inférieure à 1 litre en arrivant au CTR; en avril, elle était de 1,4; cette semaine, de 2,5: les kinés estiment que la capacité normale de PJ est de 6,6...

Inutile de dire que PJ rayonnait: se retrouver dans un club de sport, avec en perspective une technique, de l'entraînement, des aventures ... On a fêté ça autour d'un verre au bar de la piscine, où JF a estimé que PJ pourrait très probablement passer le brevet de plongée à temps pour pouvoir...accompagner le club lors de son (probable) séjour de plongée en Egypte au printemps prochain !

Quel horizon s'ouvre ainsi à PJ... Qui y aurait cru il y a encore cinq mois ? Mais on voudrait encore le dire: JF... où en serait PJ sans toi ?